

Forrobodó, 2025
Chutes de cotton, aquarelle
Forrobodó est une composition qui met en scène le triangle du forró jouant du jazz à travers la fusion d’impressions musicales de 24 chansons du rythme du nord-est du Brésil.
Pris comme point de départ, le triangle est décomposé et mouliné pour habiller une représentation abstraite et convulsive de la mémoire, des sensations, des sons et des gestes.
Le choix d'une esthétique abstraite permet d'établir une mise en scène pour cartographier la puissance des rencontres : le triangle du forró dans la langue du jazz, le spectateur face à l'œuvre et l'individu face à l'espace social. La pièce est une œuvre qui se transforme : elle peut se présenter statiquement,
interagir avec autres œuvres ou être habillée.

Salamandre, 2025
Estampage avec laine, dessin et peinture libre
Inspirée d’une expérience de recherche sur le
terrain menée au coeur de la végétation de Corrèze
en pleine nuit, Salamandre est une série qui
explore les possibilités de représentation de
l’écoute non verbale.
À partir de la rencontre et de l'observation de
salamandres trouvées dans la forêt, cette série
d'estampes sur laine interroge des notions telles
que l'altérité, l'empathie et la connexion à travers la
rencontre avec l'inconnu et l'autre.

S’échapper de la monotonie,
2025
Bois, rideaux et ancre acrylique
Dans une structure basée sur le mobile, l’oeuvre a
pour sujet l’évasion de la monotonie à travers la
création cinétique.
Le projet est un inventaire des sensations et
fragments de mémoire d’enfance, ce qui se bouge
dans le temps, s’échappe, se transmute, s’éloigne et
se mêle avec le quotidien de la vie adulte à travers
d’une structure de mobile, de sorte à capter
l’attention du spectateur.

Les sons de Dordogne, 2025
Bois et aquarelle
Sous la forme d'une sculpture associée à l'écoute
sonore, ce projet est une invitation à une
immersion sonore dans la région de la Dordogne.
En captant les sons ambiants locaux, la sculpture
en bois peinte à l'aquarelle offre une représentation
visuelle et tridimensionnelle des sons quotidiens de
la Dordogne tels que les perçoit l'artiste.
En invitant à écouter le son capté à l'origine et à
contempler la sculpture en bois, l'oeuvre explore la
rencontre entre la perception de l'artiste et celle du
spectateur à partir d'une même source sensorielle.

Désintégration, 2024
Papier mâché, 20 x 26cm
En représentant une figure humaine qui se désagrège
littéralement au contact d'une grande tête avide, l’artiste
cherche à mettre en évidence l'exploitation frénétique qui
transforme l’être humain en un simple ressource consommable.
La sculpture dans l’intérieur du four électrique, composée d'une
tête déformée en papier mâché et d'une figure humaine en
fusion, évoque un processus de digestion macabre. La tête,
construite à partir d'emballages alimentaires transformés en
matière première plastique, symbolise la société de
consommation qui engloutit les individus. La figure humaine,
quant à elle, se dissout sous l'effet de cette force dévorante,
illustrant ainsi la perte progressive de l'identité et de la
singularité.
En mettant en scène cette métaphore de la
consommation humaine, ils sont mis en scène les
questionnements sur les conséquences de l'exploitation du
travail et de l'aliénation des personnes.

Ebullition
métamorphique , 2024
Acrylique sur toile 30 x 40 cm
Ce tableau, réalisé à la peinture acrylique, est une
exploration des racines identitaires et de la frénésie
créatrice de l'Amérique latine.
Cette représentation
visuelle est le premier élément d'une recherche
théorique et pratique plus approfondie dont l'objectif
est d'identifier des moyens pratiques de transformer
l'impulsion créatrice subjective en une force de
transformation sociale.
À travers la fenêtre,
aquarelle, 2020
Aquarelle sur papier
La peinture en aquarelle a servi comme mode
d’expression de l’existence durant le contexte de
pandémie en 2020.
Les couleurs diverses montrent l'évolution des questionnements, des incertitudes et la dichotomie entre la volonté de vivre pleinement et l’impossibilité de suivre ses
rêves face aux grilles de distanciation sociale, associée au risque constant de tomber malade.
De cette façon, l'œuvre est une construction entre les pôles de liberté et d'emprisonnement, la pulsation de la vie et sa grande fragilité.

La danse du matin
Le dessin sur papier, enrichi par les coups de
pinceau en aquarelle, est une provocation composée
de lignes vivantes et de figures dansantes qui, mises
ensemble, figurent une image dynamique. La
création oppose lignes suaves et lignes d’aspect fort,
accentuées par le sentiment d’alerte transmis par la
combinaison entre les couleurs jaune et noire.
Cette représentation abstraite est un cadre
décomposé de l’impulsion des idées libres générées
par la créativité humaine, de sorte que l'oeuvre invite
le regardeur à réfléchir à propos de la capacité
humaine à produire et à créer.

Le silence embouteillé
Le dessin en stylo hydrographique noir sur papier est
une composition abstraite qui faire une proposition
s’appuyant des notes musicales présentes dans la
musique et dans le silence. La course des lignes se
rencontrent et s’effacent, montrant ainsi la pulsation des
notes musicales et l’absence de présence dans le silence.
Malgré l’absence d’identification sonore, le silence garde
les nuances du temps et permet la reconnexion de
l’humain avec le monde qui l'entoure, dans une danse
entre les traits composant la réalité et le psychisme
individuel.

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme
Autoportrait composé de pièces de matières
recyclables et d’aliments. L'oeuvre a comme but de
faire reconnaître la consonance entre l’humanité et la
nature.
La nature est la source, à travers les aliments,
de l’énergie qui nous permet la vie, de sorte que
l’harmonie entre l’homme et la nature est essentielle.
L’excès de couleurs, parfois en disharmonie, est
introduit de manière déterminée, et agit comme une
possibilité de représenter la diversité des univers
existants en une seule personne, qui vogue elle-
même entre les idées, les harmonies et les
contradictions.
Les institutions fonctionnent
normalement, 2024
La composition représente le scénario des institutions d'État et de la démocratie au Brésil depuis le dernier gouvernement,
entre les années 2019 et 2023.
Les éléments montrent le pays en fonctionnement, les engrenages sont attachés entre les débris, la voix du peuple
et l’espoir, en racontant l’histoire de la résistance d’une démocratie forte et résiliente, malgré une politique autoritaire
et agressive envers les institutions et les systèmes.

Les trois décennies du progrès humain, 2024
L'oeuvre est une représentation de la dégradation de la nature en raison de l’action humaine au fil des décennies.
Trois cadres composent une structure imagée des trente dernières années : l’élévation de la quantité de plastique
dans la superficie des terrains, la destruction et la pollution de la nature. Construit avec des matériaux jetables qui,
autrefois, composaient les pièces d’un instrument destiné à la production de balais recyclables fabriqués à partir de
bouteilles en plastique, la composition invite l’interlocuteur à la réflexion critique de sa réalité.
La réutilisation des
matériaux jetables hier utilisés pour le recyclage et la relation avec d’autres éléments, montrent la dichotomie
essentielle avec, d’une part l’impact des activités humaines et d’autre part l’idéal de préservation de la nature.
L’homme habite une
maison de fil, 2024
L'oeuvre, composée d'une grille de fils et
d'une lumière, invite à une réflexion sur la
permanence et le développement d'idées
individuelles dans un univers qui s'oppose à
la nature de l'individu, dans lequel il naît ou
est inséré au cours de sa vie.
La singularité des essences personnelles
traverse et fausse la composition spiralée des
structures sociales qui l’entourent, même si
sa construction n’amplifie pas le potentiel
individuel. La composition, alors, pose les
relations d’influence de l’existence humaine
en face d’une société déjà établie
L’esprit est presque
en résonance, 2024
Les objets Ready-Made joint montrent le blocage de
l’autonomie politique individuelle en face de la
pression des propriétaires fonciers dans le contexte
de la structure sociale rurale.
L'oeuvre dénonce la tentative d’influence politique
des petites villes où la production rurale est la
principale activité économique.
Dans ce cas, l'achat des votes ou la coercition des
travailleurs ruraux sont utilisés pour perpétuer une
certaine structure de pouvoir politique, qui
bénéficie aux groupes détenteurs de l’argent. En
somme, l'oeuvre suscite le questionnement des
pratiques de contrôle des droits individuels
politiques et la liberté d’expression.

Extérieur l’homme, 2024
D’un côté, derrière la vitre, la lumière d’esprit, intouchée,
est séparée de la dure réalité et de la vie du monde
extérieur. De l’autre, en même temps que l’être est
l’intégralité de lui-même, il est aussi une réflexion des
cultures, idées, personnes et structure du monde dont il est
immergé. Deux pôles qui peuvent se compléter ou se
repousser.
Alors, l'oeuvre revient à la jonction de l’être et de ses
éléments culturels anthropologiques à travers des
matériaux présents dans son quotidien. L'oeuvre est
composée de deux morceaux de tuyau en plastique, un
morceau de verre, un phare de voiture, un collage de
gravure et un miroir.
Temps en scène, 2024
L'oeuvre est une composition imagée à propos du
passage du temps et de l’impermanence de l’état des
choses. Les hélices du temps emportent l’histoire, les
affections, les douleurs et l’amour, en transformant de
manière continue l’univers de l’homme.
Les parties des ventilateurs introduisent la motricité
d’un temps qui passe, qui forme et qui modifie la
réalité. L'oeuvre est composée de matériaux destinés à
être détruits : deux ventilateurs de maison et un
ventilateur de voiture.



